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Je préfère réviser en Groupe
- Les autres savent mieux m'expliquer que le prof ! Et ils ne m'humilient pas lorsque je semble inculte ! - On a le droit de rire pendant qu'on lit ce qu'on ne comprend pas, en espérant que quelqu'un d'autre a compris. - Je trouve enfin une bonne raison de regarder le beau gars/la belle fille de la classe droit dans les yeux, en écoutant ce qu'il/elle dit (ou peut-être pas). - Lorsque je dis quelque chose d'intelligent, on me regarde plein de reconnaissance, cela fait toujours plaisir. - Je suis obligé de me justifier chaque fois que je me lève alors que chez moi je me laisse sans cesse distraire... - On peut s'encourager mutuellement lorsque l'on est au bord de la crise de nerfs. - Les autres me font rire lorsqu'ils disent des bêtises et c'est bon pour la santé ! - Le temps passe plus vite ! - Cela stimule le cerveau, les questions en tout genre fusent, auxquelles on n'aurait jamais pensé, et permettent de traiter tous les domaines. - On peut diviser le travail et finir bien plus vite ! - On peut poser des questions sans se sentir trop stupide... - Faire des connaissances peut toujours aider lorsque l'on cherche un travail plus tard. - On apprend à se concentrer même en présence d'autres personnes qui rient. - L'entraide et l'atteinte d'un but commun renforcent les liens d'amitié. - Apprendre, rire, parler avec les gens qui ont des points de vue différents et se sentir bien dans un environnement parfois difficile à supporter est bon pour le moral.
Les types de mémorisation
A chacun son style d'apprentissage
Réviser c'est utile, mais encore faut-il apprendre efficacement. Puisque nous ne fonctionnons pas tous de la même manière, il te faut identifier les processus de mémorisation qui te conviendront le mieux pour retenir des informations. Ce qui suit va t'aider à déterminer si tu es, par exemple, plutôt visuel ou auditif.
Écrire Certaines personnes sont obligées de réécrire la matière à étudier, car l'écoute et la lecture ne leur suffisent pas pour mémoriser. Pour apprendre efficacement et stratégiquement sans perdre de temps, il ne faut pas simplement recopier ses notes ou réécrire la totalité d'un sujet sans réfléchir. Sélectionne les éléments essentiels à la compréhension et fais des résumés.
Une des techniques est d'utiliser un support de plus en plus petit pour mémoriser la matière jusqu'à pouvoir insérer uniquement les mots-clés sur une carte postale, ou mieux, sur une carte de visite.
Visuel La mémoire visuelle consiste à mémoriser un sujet en reconnaissant visuellement sa forme ou son image. Les personnes qui ont une mémoire visuelle peuvent apprendre un vocabulaire en le relisant plusieurs fois et en photographiant les détails des mots. Il t'est aussi possible de faire des dessins qui te font penser aux mots-clés importants.
Association Cette méthode consiste à combiner un mot ou une image mentale à une information. Elle a pour but de créer un lien entre deux objets distincts. La seule évocation de ce mot ou de cette image te rappellera (en théorie, du moins) immédiatement l'information mémorisée.
Exemple : le mot « skills » signifie « compétence » en anglais. Pour t'en rappeler, tu peux associer un mot ou une image qui t'aidera à le mémoriser. Tu peux visualiser tes dernières vacances d'hiver et les compétences de ton ami à skier. Pour te rappeler des deux « ll » tu peux penser aux deux bâtons de ski.
Mémotechnique Cette technique a pour principe de faciliter le processus de mémorisation à l'aide de constructions faciles à se rappeler, soit parce qu'elles sont absurdes, soit parce qu'elles sont familières. Cette méthode fonctionne par association d'idées en créant des listes mnémoniques, de courts poèmes, ou des mots sans significations particulières. Par exemple : pour apprendre la liste des pays limitrophes à la France, tu peux retenir le prénom ISABELA, qui reprend chaque première lettre des pays : Italie, Suisse, Allemagne, Belgique, Espagne, Luxembourg, Andorre.
Questions Une autre technique de mémorisation est la formulation de questions associées aux informations à apprendre. Par exemple, pour retenir le message suivant : « Sans réactivation, il y a une perte d'information de plus en plus grande dans le temps. Ainsi, 80 % des détails seront perdus après un cours, surtout s'il n'y a pas d'activités concrètes réalisées en classe avec la nouvelle information. », tu peux formuler une question qui va reprendre la problématique de fond : Pourquoi est-il utile de revoir ses notes dans les 24 heures qui suivent un cours ?
Écouter Si tu as une bonne mémoire auditive, tu as déjà beaucoup de chance. En restant attentif en classe, les informations seront déjà partiellement retenues. Il te suffit juste de prendre quelques notes et de les relire à haute voix une fois à la maison. Une autre solution est d'enregistrer tes notes et de les écouter quand tu as un moment de libre.
Combine les techniques expliquées ci-dessus pour consolider la mémorisation d'un sujet. Au lieu de lire simplement un texte, pourquoi ne pas souligner les éléments essentiels, écrire un petit résumé sur une feuille annexe, et en discuter avec quelqu'un ou se poser soi-même des questions à haute voix ?
Comment fonctionne ta mémoire?
auditive, visuelle ou kinesthésique, apprends à la connaître
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«La mémoire est nécessaire à toutes les opérations de l'esprit », disait déjà Descartes. Elle est utilisée à la fois dans notre parcours scolaire, notre vie professionnelle, nos loisirs et nos activités quotidiennes. De simples actions comme nouer ses lacets ou se rendre à son travail la mobilisent.
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Qu'est-ce que la mémoire? La mémoire, ce n'est pas seulement la capacité de retenir de nouveaux éléments. Il s'agit en fait d'une fonction complexe : elle permet l'acquisition, la conservation et la restitution de l'information. Nous ne pouvons pas nous souvenir de tous les stimulis qui nous entourent. La première tâche de la mémoire est de les trier. Certains sont éliminés de suite, d'autres sont stockés pour quelques secondes voire même quelques millisecondes, et d'autres enfin demeurent dans notre mémoire pour une longue période et même pour toute une vie. Pour ne pas être encombré par des flux d'informations parfois contradictoires et parfois complémentaires, notre cerveau réalise un grand travail de coordination. La nouvelle information est confrontée à toutes les autres, pour déterminer si elle complète, corrige ou contredit les connaissances déjà acquises.
Dans le cadre des études, nous sommes évidemment intéressés à développer notre mémoire de long terme. Le rêve : se souvenir de toutes les paroles d'un professeur, de déchiffrer un ouvrage et aussitôt de l'intégrer à notre savoir. La mémoire s'affaiblit lorsqu'elle n'est pas sollicitée. Il faut donc l'entretenir. Mais certaines personnes, malgré tous les efforts du monde, ne parviennent pas à retenir ce qu'elles entendent plus que quelques minutes. alors que d'autres lisent des textes sans en garder un souvenir précis. En fait, il existe plusieurs types de mémoire : visuelle, auditive et kinesthésique.
Auditive, visuelle ou kinesthésique? Bien sûr une personne peut faire appel à ces trois sortes de mémoire, mais l'une prend le plus souvent l'ascendant sur l'autre. Savoir laquelle est la plus performante nous permet d'adapter notre apprentissage à nos capacités. Si tu es plutôt de type visuel, tu es capable de te souvenir des détails d'un décor, tu as de la peine à suivre une conférence (et tu t'accroches désespérément aux powerpoints), tu aimes griffonner tout en écoutant, tu as l'habitude de noter les instructions. Devant ton examen, tu te souviens de la place de la réponse dans ton cahier et tu te repères rapidement dans tes notes. Dans ce cas, tout ce qui est écrit t'aidera. Ta mémoire fonctionne comme une photographie. Pour la favoriser, prends soin de rendre bien visible le plan dans tes notes. N'hésite pas à utiliser des couleurs. Lorsque c'est possible, traduis tes cours en schémas ou tableaux.
A l'inverse si tu aimes les discussions, si tu dois t'y reprendre à plusieurs fois pour comprendre des explications écrites, si tu répètes à voix haute un numéro de téléphone pour t'en rappeler, tu es plutôt du type auditif. Le mieux est alors de réviser à voix haute. Concentre-toi sur les enchaînements entre les différentes parties. Et surtout traduis tes supports de cours dans ton propre vocabulaire. Si tu as des proches coopératifs, résume-leur la matière pour bien l'assimiler.
Enfin, c'est moins connu, certaines personnes ont une mémoire plutôt kinesthésique. Si c'est ton cas, tu aimes bouger tout en écoutant ou en parlant, te concentrer est difficile, tu aimes toucher les objets pour t'en faire une image mentale et tu te souviens mieux de ce qui a été fait plutôt que de ce qui a été dit. Dans la mesure du possible, mets alors en pratique tes connaissances, fais des expériences. Tu peux aussi élaborer des petites saynètes ou t'aider de techniques gestuelles pour mieux apprendre.
Quelques conseils Enfin voici quelques recommandations valables pour tous. D'abord, prends la peine de te concentrer. Souvent les étudiants ne manquent pas de mémoire mais simplement d'attention et de motivation. Une bonne hygiène de vie est aussi à préconiser. Comme nous l'ont appris nos parents: « Mange correctement, dors suffisamment et fais des pauses toutes les heures... »
Carrières improbables
Les études ne mènent pas toujours où l'on pense
Une fois leur titre en poche, c'est la chasse au travail qui commence pour les jeunes diplômés. Mais parfois au détour d'une petite annonce, au coin d'une rue ou à la fortune d'une rencontre, le destin réserve quelques surprises. Que ce soit par choix, hasard ou encore nécessité, nombreux sont celles et ceux qui finissent par exercer un métier bien différent de celui auquel leurs études les avaient prédestinés. Evidemment, un étudiant en Lettres a peu de chances de devenir chirurgien dentaire, mais le décalage entre les études et la profession réelle n'en est parfois pas moins étonnant. François-Xavier Demaison est connu pour être l'acteur qui joue Coluche dans le film d'Antoine de Caunes, mais aussi surprenant que cela puisse paraître, avant cela il avait suivi une formation à l'Institut d'Etudes Politiques et travaillait comme spécialiste de fiscalité internationale à New-York. Certains font le chemin inverse, comme en témoigne Philippe de Grossouvre, acteur français de théâtre, télévision et cinéma, qui a principalement travaillé en France et en Angleterre. Il a participé à des productions telles que Coronation Street, MI5 ou The Tudors. D'autres, comme Anna ou Sandra, saisissent les occasions qui se présentent, n'hésitant pas à entamer des formations supplémentaires pour s'adapter à leur nouveau métier. Dans tous les cas, peu importe la filière de formation suivie, les études doivent permettre d'ouvrir de nouveaux horizons et ne pas formater l'étudiant dans un plan de carrière prédéfini. Alors que ceux qui cherchent encore leur voie ou qui ont toujours secrètement rêvé d'une vie d'artiste sur les bancs d'HEC se consolent, rien n'est encore joué. Et à ceux qui pensent suivre une voie toute tracée, méfiez-vous, le destin se révèle parfois taquin.

Philippe, quelle est votre formation ? C'est un peu compliqué ! J'ai d'abord fait une préparation en Sciences Politiques, puis à l'Université j'ai obtenu une licence en Langues et Civilisations Etrangères, ainsi qu'un DEUG (diplôme intermédiaire) en Philosophie, en parallèle. Après mon service militaire chez les chasseurs alpins, je suis entré à l'école de théâtre de Jean-Laurent Cochet et j'ai également suivi une formation à l'Actors Studio avec Jack Waltzer.
Pourquoi ce choix ? Le premier, parce que j'avais une attirance pour les cultures étrangères et pour l'humanisme. Le deuxième, par passion et parce que le métier d'acteur semblait contenir tout ce qui m'intéressait.
Étant plus jeune, quel métier vouliez-vous exercer?? A l'âge de huit ans, je voulais devenir chanteur de rock !
Quel est votre métier actuellement? Je travaille en Suisse en tant que responsable clientèle d'une place de marché en ligne, qui met en relation acheteurs et fournisseurs industriels.
Comment êtes-vous arrivé à ce poste? Après diverses expériences professionnelles artistiques en tant qu'acteur, metteur en scène ou coach pour acteurs professionnels, divers projets en tant que photographe, mais aussi quelques expériences de ventes et de services, je souhaitais trouver une activité régulière qui me permette de lier les différents aspects de ma personnalité et de les inscrire dans le temps. J'ai appris par un ami que cette société recrutait pour un poste bilingue, et j'ai postulé. Et voilà ! Embauché.
Quelles sont vos perspectives d'avenir?? Il y a sans aucun doute un cheminement, un parcours pour moi au sein de cette société qui est perpétuellement en mouvement et en développement, ce qui rend mon activité passionnante. Je pense qu'ensuite, dans un futur un peu plus lointain, je monterai ma propre société.

Anna, quelle est votre formation ? J'ai obtenu une licence HEI, en 2007.
Pourquoi ce choix? Je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire par la suite, et j'ai choisi cette formation car la faculté HEI donne une vision globale du monde et ouvre des portes dans des domaines très divers.
Etant plus jeune, quel métier vouliez-vous exercer?? Mes projets ont changé de nombreuses fois. Je voulais être peintre, designer ou décoratrice, travailler dans un domaine créatif. Le marketing et la publicité m'intéressaient également.
Quel est votre métier actuellement? Je suis assistante dans le département juridique d'une société de gestion de fortune, qui s'occupe également d'optimisation fiscale. Mon travail est très varié. Je m'occupe de la gestion des sociétés et du suivi des dossiers : la préparation des contrats et autres documents pour la gestion des affaires entre les sociétés, ainsi que des documents pour la gestion interne des sociétés. Il m'arrive aussi de faire des traductions d'études juridiques, grâce à mes connaissances linguistiques.
Comment êtes-vous arrivée à ce poste ? Tout à fait par hasard. Je cherchais désespérément du travail en sortant de l'Université, comme tous les universitaires je suppose, en envoyant mon CV à toutes les annonces qui correspondaient plus ou moins à ce que je désirais. Un soir, j'étais invitée à un anniversaire et mon voisin de table était mon chef actuel, qui cherchait une personne ayant mon profil. Quelques semaines plus tard, j'ai été engagée et cela fait plus d'un an que ça dure.
Quelles sont vos perspectives d'avenir?? Je pense progresser dans ce domaine, essayer d'apprendre le maximum de choses. Pour le moment je suis assez satisfaite de mon choix, mais par la suite il n'est pas impossible que je change de voie.

Sandra, quelle est votre formation? J'ai suivi la filière génie électrique avec orientation en physique nucléaire, à l'Ecole d'Ingénieurs de Genève, puis j'ai poursuivi ma formation à l'Ecole Polytechnique de Lausanne avec une spécialisation en télécommunication.
Pourquoi ce choix ? A la fin de ma scolarité obligatoire, on m'a naturellement orientée vers le collège. J'ai donc commencé cette formation, mais rapidement cela ne m'a pas convenu. J'avais une préférence pour les maths et mon père, qui avait lui-même fait l'Ecole d'Ingénieurs de Genève en cours du soir, m'a proposé de prendre contact avec cet institut. C'est de cette façon que j'ai pris connaissance des formations existantes dans le domaine de l'ingénierie.
Etant plus jeune, quel métier vouliez-vous exercer?? Je souhaitais enseigner.
Quel est votre métier actuellement? Actuellement, je suis associée dans une société de promotion immobilière et je gère la partie administrative de la société.
Comment êtes-vous arrivée à ce poste ? A la fin de mes études, j'ai travaillé dans le secteur informatique. A la naissance de ma deuxième fille, j'ai souhaité changer de travail et j'ai cherché un poste dans l'enseignement. Malheureusement, ma formation ne me permettait pas d'obtenir une place. J'ai ensuite choisi d'arrêter de travailler, tout en me consacrant à du bénévolat dans ma commune. En 2001, une restructuration de la société immobilière dans laquelle ma famille travaillait m'a donné l'opportunité de renouer avec le monde professionnel. J'ai suivi une formation à l'EPFL, un Master of Advanced Studies en Expertise dans l'Immobilier. N'étant pas du domaine, c'est grâce à ma formation de base que j'ai pu accéder à cette filière. Cette formation, en cours d'emploi, m'a permis de prendre connaissance en deux ans des nombreux aspects de ce nouveau domaine professionnel.
Conciliation sans transition
Quand job et études ne riment pas
Quel est le lien entre les sciences politiques et le métier d'esthéticienne? A priori aucun! Cependant, Marina, 24 ans, jongle entre ses études en Sciences Politiques à l'université de Genève et son travail, qui consiste à former des étudiantes esthéticiennes.
En quoi consiste ton job? Mon job consiste en la formation d'esthéticiennes. Je travaille deux jours et demi par semaine et cela me permet de vivre simplement. Mon travail consiste à donner des cours: théoriques, sur la cosmétologie, de chimie, de physique ou d'anatomie, par exemple. Je donne aussi les cours pratiques de soins du visage, d'épilation, de massages, manucure et autres. Il faut également gérer les plannings pour la clientèle, superviser les élèves lorsqu'elles vont maquiller pour des séances photo, des défilés, ou pour d'autres événements.
Je travaille dans la même école où j'avais fait ma formation. Après avoir voyagé, j'ai repris contact avec l'école qui m'a proposé ce job.
Pourquoi avoir choisi deux voies à priori si différentes? J'ai choisi de reprendre les études, car après avoir travaillé trois ans en tant qu'esthéticienne, je ne me voyais pas ouvrir un institut. Dans ce milieu, c'est la seule voie vraiment rentable. J'aime ce métier, il me passionne, mais j'ai encore envie de découvrir le monde, d'apprendre tout ce que je peux apprendre avant d' « entamer » ma vie professionnelle et de prendre une responsabilité telle qu'ouvrir une entreprise.
Il n'y a pas de lien entre les deux, mais la faculté de Sciences Politiques offre des cours qui m'intéressent, il n'y a rien de plus. Je n'ai pas de projet précis d'avenir avec ces études universitaires, d'ailleurs je n'ai pas de projet précis d'avenir tout court. Un jour, en voyageant, j'ai réalisé la chance que j'avais d'être née en Suisse, de pouvoir étudier et que je serais bête de ne pas saisir une si grande opportunité. Disons que j'ai décidé de reprendre l'uni pour le plaisir d'apprendre, de lire, d'être étudiante.
Est-ce qu'il y a un lien entre tes études et ton job ? Ce sont deux mondes totalement différents. Je ne dirais pas que l'un ou l'autre est meilleur, ce sont deux choses à deux extrémités. Parfois, je ne sais pas trop où me situer : suis-je plutôt étudiante ou plutôt esthéticienne ? Mais je ne peux pas choisir. A mon avis, je suis les deux.
Quel est le regard des autres étudiants sur ton métier?? Je ne cache pas que je suis esthéticienne mais je ne le dis pas forcément. A l'université, je suis étudiante. Tout comme à mon travail, je suis esthéticienne. Mais habituellement, les gens sont très étonnés à cause des stéréotypes sur les esthéticiennes : filles jolies, bêtes et gentilles qui ont choisi ce métier car elles n'ont pas eu la possibilité de faire mieux. Il se peut qu'il y en ait, mais ce n'est pas mon cas. Les gens sont étonnés de constater que l'on peut faire un métier dans la beauté et le bien-être, et cependant avoir des intérêts qui ne concernent pas le monde du paraître.
Est-ce que tu t'habilles de la même manière pour aller aux cours et au travail? Non je ne m'habille pas de la même manière. Premièrement parce qu'au travail, je suis toujours en tenue de travail (pantoufles, pantalon noir, polo blanc) et que je dois être « bien habillée », bien coiffée et bien maquillée pour refléter l'image de l'école. Je trouve cela normal de devoir être particulièrement bien soignée quand on doit embellir les gens et apprendre à des étudiantes à le faire. Mais de tout façon je n'ai pas vraiment le choix car c'est précisé dans mon contrat.
Quand je vais à l'université, j'y vais pour étudier. Alors même si je suis quelqu'un de très soigné, je ne le fais pas voir. Je mets des habits plus décontractés et suis beaucoup moins « classe » que pour aller travailler. Le matin, ça me prend facilement quarante cinq minutes pour me préparer à aller travailler, alors qu'il m'en faut à peine quinze pour aller à l'uni.
A qui recommanderais-tu ce job? Je ne peux pas réellement recommander ce job, car à mon avis, il faut avoir une certaine aisance manuelle. Mais ce métier convient à tous ceux qui aiment transformer les gens de leurs mains, à ceux qui aiment rendre les gens beaux et leur faire du bien.
E-Learning
Profiter des ressources Internet pour enrichir son apprentissage
En tant qu'étudiant, tu utilises peut-être le e-Learning quotidiennement. Mais sais-tu vraiment de quoi il s'agit ?
L'apprentissage en ligne est une version modernisée des cours par correspondance, au sens où l'enseignement est promulgué à distance. Cependant, la version « en ligne » est clairement plus riche que son ancêtre « hors ligne ».
Cela peut consister en un site sur lequel les enseignants mettent des documents à disposition des élèves. Il s'agit ici d'un serveur de ressources partagées.
Mais le e-Learning peut aussi être beaucoup plus interactif que cela : forums, sondages, tests, calendrier des événements, etc. Les étudiants n'ont désormais plus aucune excuse pour ne pas être à jour dans leurs cours ! Cette formation en ligne est également utilisée par les entreprises, pour former les employés à de nouvelles techniques.
En Suisse, il existe un programme de promotion de l'apprentissage en ligne : le Swiss Virtual Campus. Son but est de permettre aux étudiants des Hautes Ecoles et Universités suisses d'avoir accès à des ressources sans contraintes de temps ni de lieux. Programme ambitieux, qui a débuté en 2000, année qui coïncide avec la vague de développement du Web. Avec l'explosion de la toile, le e-Learning a pu s'étendre sur son terrain avec facilité.
Comme toute technologie, le e-Learning évolue perpétuellement : à peine connaîton la dernière nouveauté qu'une nouvelle version sort. Avec son « m » pour « mobile »,
Le m-Learning est la version nomade, adaptée aux technologies sans fil. Elle présente toutefois le désavantage d'être instable.
Et l'apprentissage par ubiquité, tu connais? C'est le u-Learning, parfois aussi appelé p-Learning ou a-Learning : pas besoin d'avoir des pouvoirs magiques pour en bénéficier ! Le u-Learning combine la mobilité du m-Learning, avec encore plus de ressources et un environnement intelligent ! Les étudiants y ont une place active, car c'est grâce à l'interactivité que ces plateformes développent tout leur potentiel.
Le e-Learning est parlant pour les nouvelles générations, puisque la jeunesse est baignée par les SMS et MSN. Les jeunes étant familiers avec ces outils, le e-Learning leur est accessible et attractif. Mais l'utilisation nécessaire d'un ordinateur est à double tranchant : en effet, les personnes ne possédant pas d'ordinateur ou de téléphone portable dernier cri n'y ont pas accès. Et le e-Learning n'est pas adapté à tous les types de formations : un enseignement face à face est bien plus efficace pour tout ce qui est pratique, tandis que l'apprentissage en ligne convient pour une formation en bureautique.
EXEMPLE Moodle est un modèle de plate-forme d'enseignement en ligne très riche : un forum auquel tout le monde est automatiquement inscrit, toutes les ressources que l'enseignant met à disposition (planning des cours, lectures et bibliographie, ainsi que les objectifs) ! Il y a même un mode d'emploi pour Moodle, bien utile pour tous ceux qui se sentent largués face à de telles possibilités !
Chaque étudiant possède son profil, qu'il peut personnaliser avec un avatar. Bien qu'à but pédagogique, Moodle se veut avant tout un lieu d'échange.
Donc, sans vouloir remplacer Facebook, les interactions entre utilisateurs sont fortement encouragées.
Les cours sont organisés dans la partie « Mes cours ». La documentation de chaque séance est placée sous la semaine correspondante : slides du cours, lectures, vidéos en lien, sites Internet, exercices, tests... tout est là, à l'étudiant d'en profiter. Il y a aussi un calendrier qui indique tous les événements en lien avec le cours.
Il existe même des ateliers de formation Moodle (aussi pour Dokeos), pour apprendre à créer un espace de cours, ajouter des participants et mettre la documentation en ligne.
Chaque université possède une plate-forme Moodle, accessible uniquement par ses étudiants.
Réviser à la bibliothèque
propice ou pas?
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Te voici encore arrivé à proximité d'une période chargée d'examens... le temps des révisions approche à grands pas. Certains iront s'enterrer chez eux, d'autres préféreront bronzer au soleil entourés de livres, mais une grande partie des étudiants se rendra dans les incontournables bibliothèques. Ces lieux sont-ils vraiment propices à la concentration?
Il est inutile de rappeler que les bibliothèques sont les « rares » endroits réservés à la révision et à la recherche, elles sont donc spécialement aménagées à cet effet. Tu trouveras autour de toi tous les livres imaginables qui pourraient t'aider à comprendre et intégrer ton sujet.
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De plus, plusieurs ordinateurs sont à ta disposition et tu es obligé de les utiliser pour des recherches indispensables, les petites excursions sur Facebook étant prohibées. L'aide des bibliothécaires n'est pas non plus à négliger, grâce à ces derniers le labyrinthe compliqué de la bibliothèque te semblera soudain familier, presque « organisé». Il faut ensuite relever une évidence : tu es entouré de gens qui étudient et cela t'encouragera à te concentrer. Ils peuvent aussi t'aider si tu as une question, quoique la tension monte avant les examens. De fait, la bonne humeur n'est pas toujours au rendez-vous. Tu as aussi la possibilité de réviser en groupe dans des salles prévues à cet effet, mais leur nombre est restreint. a propos du « silence » des bibliothèques : celui-ci est généralement respecté, mais malgré tout bafoué tantôt par des travaux extérieurs, le passage d'un train ou la sonnerie du téléphone portable du voisin. Néanmoins, le bruit distrait moins que les mille tentations de la maison : la télévision, les colocataires qui ont toujours des choses intéressantes à raconter, le frigo, le jardin ou le balcon pour prendre l'air, toutes ces choses qui t'éloignent de plus en plus du but...
Pourtant, il faut tout de même signaler quelques avantages à son chez-soi: l'ordinateur contient tous les documents nécessaires et tu n'as pas besoin de le transporter, tu peux choisir la température ambiante et si tu as froid tes pulls sont à côté, les gens qui passent sont ceux que tu connais et ils ne te dévisagent pas chaque fois que tu te lèves ou que tu sors un livre de ton sac. Chez toi, tu peux réviser quand tu veux, alors que les bibliothèques ont des horaires restreints (si l'on en croit les bosseurs). Il faut ensuite rappeler que tout le monde n'habite pas à proximité d'une bibliothèque. Les trajets ne sont donc pas toujours pratiques, surtout lorsqu'il faut transporter des livres énormes et lourds.
Quoi qu'il en soit, la majorité des étudiants semble malgré tout apprécier ces lieux puisque ceux-ci sont toujours remplis avant les examens ! Une dernière remarque sur ces mythiques salles est qu'elles sont certes ennuyeuses, mais c'est sans doute le but pour que chacun puisse oublier ses autres soucis et se concentrer à 100% sur la matière des examens... amateur de bibliothèque ou casanier, bonne chance pour tes révisions!
J'ai attendu la veille pour réviser...
pas de panique, tout est encore possible !

Place des hautes écoles suisses...
...sur l'échiquier international
La dernière étude réalisée par l'office fédéral de la statistique sur le degré tertiaire propose une intéressante analyse en comparaison internationale. Il en ressort de nombreuses données permettant de situer le système suisse des hautes écoles par rapport à ceux des autres pays.
PAS ENCORE DE PARITÉ DES SEXES
Apprendre à réviser
Tout n'est qu'une question d'organisation

On ne peut évoquer les révisions sans parler de planification. Peut-être es-tu de ceux que cette idée répugne. De ceux qui y voient un sérieux affront, une brimade de la liberté académique. Si tu fais partie de cette marque d'étudiants, tu pratiques aussi certainement un absentéisme assidu. Tu préféreras alors te reposer sur la sollicitude de tes camarades et miser sur quelques ultimes nuits blanches caféinées. Ta méthode a fait ses preuves, l'histoire en témoigne. Qu'on ne te parle pas d'aménager tes plages de temps...
Si en revanche tu appartiens à la frange stigmatisée des étudiants consciencieux et prévoyants, le propos de cet article te paraîtra plus pertinent. Il faut le souligner, une partie du corps estudiantin, légitimement soucieuse de sa santé et de sa future insertion professionnelle, privilégie les études studieuses aux études « rock'n'roll ».
Sans s'attarder sur cette polarisation douteuse, venonsen enfin à l'énumération de quelques règles d'or pour des révisions efficaces. Morceaux choisis...
Règle numéro 1 De façon à répartir au mieux l'effort de révision sur l'ensemble de l'année académique, il est conseillé de fréquenter fidèlement les cours. Cela semble couler de source. Mais au-delà de l'acte de présence, il convient également de faire preuve d'un soupçon de concentration. Une écoute attentive est garante d'un gain de temps certain pour la suite de tes révisions. Pas question de consacrer ton cours à des verbiages de voisinage, à des tripotages de téléphones portables, à des griffonnages de grilles de Sudoku ou à des rêvasseries éveillées. Orienter tes activités mentales vers un seul objet, les palabres avertis de ton professeur, voilà le mot d'ordre !
Règle numéro 2 Oreilles aux aguets, certes. Mais ça n'est pas tout. Pour retirer le maximum de bénéfices de la matière dispensée, il te faudra aussi un doigté nanti de dextérité. En effet, la prise de notes s'avère essentielle pour bien retenir le contenu du cours. Mais encore faut-il savoir prendre de bonnes notes. Et cela demande de la méthode. Tu dois être capable d'identifier les idées principales, écrire de façon espacée et lisible, utiliser une marge, user d'abréviations, découper le tout en paragraphes. La qualité de tes notes de cours est déterminante en vue des révisions ultérieures.
Règle numéro 3 Pour tirer profit de tes notes de cours, pense à faire des résumés au fur et à mesure. Une solution consiste à réaliser des fiches de révisions. L'exercice nécessite d'épurer méthodiquement tes notes. Gourmande en temps et en patience, cette démarche t'assure cependant un sérieux retour sur investissement. Tes fiches seront en effet de précieuses alliées durant la phase intense des révisions. Pour plus d'efficacité, rédige uniquement sur le recto des fiches et opte pour un style télégraphique. N'hésite pas à utiliser plusieurs couleurs pour mettre en évidence les points clés. Enfin, phrases courtes et croquis optimiseront la lisibilité.
Règle numéro 4 Une fois réunis les principaux outils de révisions, il est important de déterminer tes priorités entre les matières. On ne le dira jamais assez, sauf aux marathoniens de la veille, la réussite tient pour une bonne part dans la planification. Dresse donc un bilan de la matière à apprendre et commence par ce qui réclame le plus de temps. Pense aussi à organiser tes journées autour d'objectifs ni trop laxistes ni trop exigeants.
Règle numéro 5 Pour conclure cet inventaire didactique, voici le conseil auquel l'ensemble de la population estudiantine adhérera, les pseudo-touristes comme les purs académiciens. Il importe de s'octroyer des pauses ! Ton cerveau ne peut assimiler et mémoriser efficacement plus de 1 heure 30 d'affilée. Pour éviter une fâcheuse surchauffe, ne rechigne pas à ponctuer tes sessions de travail avec de petites trêves cérébrales. Dans la mesure du possible, accorde-toi aussi du temps pour faire des activités sportives. Pour maintenir ton corps en harmonie, toute sollicitation intellectuelle intense doit être compensée par un effort physique.
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