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Live from Berkeley
la vie sur le campus et la prestation d'obama, vu par un informaticien genevois en échange

En première année de master en informatique, j'ai eu l'immense chance de pouvoir faire une année d'échange à Berkeley, en Californie.
UCB L'Université de Berkeley est l'une des universités publiques de la Californie. Fondée en 1868, c'est la plus vieille université à appartenir au groupe University of California (UCB). Celui-ci a une grande signification historique, en raison notamment de la présence du physicien Oppenheimer, qui devint directeur du Manhattan Project en 1942 (projet qui visait à créer la bombe atomique).
Sur un plan plus politique, le campus a été un grand centre de protestation contre la guerre du Vietnam, et c'est là que s'est déroulé le Free Speech Movement durant l'année scolaire 1964-65. Aujourd'hui, l'université est considérée comme la plus libérale des Etats-Unis.
Les études De manière générale aux Etats-Unis, il existe les études undergrad (bachelor) et grad (master ou doctorat). La phase undergrad dure 4 ans, après quoi il est possible d'entrer dans le monde professionnel. Le titre de master ne se révèle ici pas très utile (sauf dans le cas des MBAs, qui en plus d'être souvent sponsorisés par les entreprises, requièrent 2-3 ans d'expérience professionnelle). En conséquence, très peu de personnes entreprennent un master. Ceux qui font le grad school sont donc des aspirants doctorants, qui ont dû se battre en undergrad pour avoir les meilleures moyennes possibles, afin de décrocher une place dans l'université de leur choix. Ce sont donc souvent des futurs superstars de leur domaine.
Loisirs Il y a énormément de possibilités pour s'amuser ici. Le campus offre une panoplie extraordinaire d'activités sportives : des piscines, une gigantesque salle de fitness, des terrains de foot, de foot américain, de baseball, etc. Tout cela à disposition des étudiants locaux pour la modique somme de 10$ par semestre. Ce n'est pas sans raison que 7 personnes sur 10 disent aller souvent " to the gym ". Le soir, autour du campus, se déroulent les fameuses Frat' Parties, des fêtes que les fraternités organisent en début de semestre pour recruter quelques personnes dans leur groupe. La bière y est gratuite (et mauvaise...) et l'ambiance est plutôt sympa, mais les gens sont souvent des « premières », ce qui rend l'atmosphère légèrement jeune.
20.01.2009 L'investiture de l'actuel président des Etats-Unis, Barack Obama, fut un moment particulièrement riche en émotions. Dès 09h30, des gens se sont rassemblés sur une grande place du campus (Sproul Plaza) pour assister en direct à la cérémonie sur écran géant. Ambiance euphorique, avec des hourras chaque fois que la famille du président apparaissait ainsi qu'à chaque phrase du discours de ce dernier. Quand au président sortant et son administration, ils ont eu droit à des sifflets et des rires moqueurs. Emues, certaines personnes étaient au bord des larmes, tandis que d'autres vendaient des t-shirts à l'effigie d'Obama.
Birmingham
College of "Cakes"

Le «University College Of Birmingham (UCB)» existe depuis la fin du 19ème siècle et a changé plusieurs fois de nom. Le plus connu est «College of Food, Tourism and Creative Studies». Cette université est réputée pour les études d'arts culinaires, d'où son surnom de «College of Cakes». Petit tour d'horizon !
L'environnement estudiantin Les bâtiments de l'Université de Birmingham sont situés au centre de la deuxième plus grande ville d'Angleterre, à deux heures au nord de Londres, dans la région des Midlands. Environ 7500 étudiants s'y côtoient, dont 1100 étudiants internationaux provenant d'une soixantaine de pays. Mais avec ses quatre universités, la ville compte au total environ 30'000 étudiants! Bus et trains permettent à ce petit peuple de jouir d'une grande mobilité, et pour ma part, je profite aussi des vols Genève-Birmingham bon marché !
Les résidences Il y a deux résidences d'étudiants. Celle où je vivais, les Maltings, se trouve à 5 minutes des bars, des discothèques, des restaurants et d'un supermarché. A l'intérieur, il y a un bar, une salle de gym et un petit magasin d'alimentation. C'est comme un petit village, composé d'une quinzaine de bâtiments avec des chambres d'étudiants. Chaque chambre comporte une salle de bains, alors que la cuisine est partagée avec 7 ou 8 autres étudiants. Le tout est sécurisé par une barrière et des gardes. Au milieu de la nuit, il faut montrer ses clés pour pouvoir rentrer ! L'autre résidence d'étudiants, Cambrian Hall, est moins moderne. Les salles de bains sont communautaires et il n' y a pas de bar ni de salle de gym. Le principal avantage de cette résidence est qu'elle se trouve à 5 minutes de l'université.
Des services avantageux L'université offre de nombreux services au tarif étudiant. Par exemple, les plats servis à la cafétéria sont cuisinés par des étudiants d'arts culinaires et le prix est très raisonnable. Il est également possible de profiter d'une salle de gym et d'un spa pour des frais annuels quasi nuls! L'université propose en outre des cours de «Beauty Salon», «Beauty Therapy» ainsi que «Sports Therapy» à des prix très abordables. Certaines semaines, les massages ne coûtent que £2 !
La salle informatique et la bibliothèque sont modernes. Il existe un vaste choix de livres pour chaque sujet étudié au Collège. La durée d'emprunt est relativement longue et l'amende n'est pas trop salée en cas de retard. La salle informatique contient beaucoup d'ordinateurs et de photocopieuses, mais certains sites, comme Facebook, sont interdits. Heureusement, car je pense que personne ne pourrait étudier !

Les soirées d'étudiants La vie sociale à l'université prend le dessus sur les études. Il y a toujours des fêtes, soit dans les bars, soit dans la cuisine d'un immeuble de la résidence. Les soirées ont lieu principalement le lundi, le mercredi et le vendredi. Le lundi soir, on débute au bar puis on continue dans une discothèque. Le mercredi soir est consacré à notre grande soirée d'étudiants. La soirée du vendredi est généralement organisée autour d'un thème de déguisement, et le bar reste ouvert jusqu'à 1h au lieu de 23h.
Mais parlons plus en détail du mercredi soir, qui est aussi la soirée des sociétés de sports, comme les équipes de foot féminines et masculines, de rugby, de hockey, de basket, de volley et de pom-pom girls. Tout le monde se retrouve dans le bar à 19h. Chaque semaine, il y a un thème différent et toute l'équipe doit s'habiller de la même manière. Ils appellent cela le «jury». Chacun doit avouer ce qu'il a fait le mercredi soir passé. Par exemple: un rugbyman a dragué une des pom-pom girls et a été vu plus tard en train de flirter avec une autre! Ce rugbyman en question va devoir boire culsec une pinte de SnackeBite, boisson typique de l'étudiant, composée de cidre, de bière et d'un peu de sirop de cassis. Les filles, quant à elles, doivent boire une petite bouteille de VK au goût fruités. Ces soirslà, les boissons sont à prix cassés: SnackeBite à £1.30 la pinte (env. 2.- CHF) et certains shots à £1 (env. 1,50.- CHF). Cela explique en partie que la plupart des étudiants anglais boivent beaucoup d'alcool. Ils commencent tôt et font des jeux pour boire le plus possible et le plus vite. Le but de la soirée est de finir ivre afin d'avoir une belle histoire à raconter le lendemain. Et comme ça tient chaud en hiver, personne ne prend de veste pour sortir !
Je travaille dans le bar d'étudiants en question et j'avoue avoir assisté à de drôles de situations. Un soir, alors que je nettoyais les toilettes des filles, une demoiselle était en train de ronfler assise sur la cuvette, la jupe descendue, une flaque rose à ses pieds...
Les activités sportives En plus des sorties, les pratiques sportives sont également très ancrées dans la vie estudiantine. Les entraînements se déroulent une à deux fois par semaine, et chaque mercredi on affronte une autre université. Il n'est pas nécessaire d'être doué pour joindre une équipe et c'est une bonne manière de se faire des amis et de passer de bons moments.
Le «CallelaFest Sports Tour» en Espagne, au mois d'avril, constitue le grand événement «sportif» de l'année pour les universitaires anglais. Le voyage se fait en car et dure 29 heures, mais ils sont quand même 2500 à s'y rendre à chaque édition. Il s'agit d'un tournoi qui se déroule sur quatre jours, à proximité de Barcelone. Il n'y a aucune obligation de faire un sport pour y participer. L'événement fait plutôt la part belle à la beuverie et aux déguisements. C'est un Spring Break à l'anglaise. Chaque étudiant dispose d'un bracelet qui donne accès aux boîtes et aux boissons illimitées.
La situation économique Le coût de la vie en Angleterre est plus élevé qu'en Suisse, et ce malgré la baisse de la livre sterling. Mais les étudiants profitent de nombreux petits deals et autres rabais. D'autre part, en étudiant et en vivant dans le pays, ils ne paient pas leurs études et bénéficient de bourses. Bien évidemment, ils sont tenus de rembourser dès qu'ils commencent à travailler.
Certains ont un petit job à côté et d'autres se contentent des bourses qu'ils reçoivent tous les 3 mois. Généralement, les étudiants dépensent au-delà de leurs moyens. Sorties, boissons et déguisements grèvent considérablement leur budget. Quand leur compte est négatif, ce qui est le cas de la majorité, ils disposent d'une année pour le rééquilibrer, sans frais bancaires.
Voilà un bref aperçu de ma vie estudiantine en Angleterre. Ce rythme de vie me convient, et même si la vie sociale prend le dessus sur les études, je parviens à passer mes semestres. Qui plus est, vivre seule, dans un autre pays, une ville inconnue et sans attaches, est une expérience particulièrement enrichissante et hors du commun. Je souhaite à tout le monde de pouvoir découvrir ainsi une autre culture de l'intérieur!

India
Une année d'échange à Chennai, l'alternative originale

Salon des étudiants
10 Workshops en 2 jours

Les thèmes du financement des études, du choix d'une formation avancée ou du monde de l'emploi constituent la colonne vertébrale du programme des workshops du prochain Salon des étudiants qui se tiendra le jeudi 27 et du vendredi 28 mars 2009 au Palais de Beaulieu. Animés par des spécialistes, ces ateliers offrent aux visiteurs une excellente possibilité d'en savoir plus et de pouvoir y poser toutes les questions.
La première journée s'orientera autour des opportunités de carrières dans les organisations internationales. Le programme définitif sera présenté dans l'édition spéciale «Salon des étudiants» distribuée dans tous les campus mi-mars 2009. N'hésite pas à t'inscrire dès maintenant sur www.salondesetudiants.ch; tu recevras automatiquement un email pour réserver ta place aux workshops de ton choix (places limitées).
Un thème t'intéresse? N'hésite pas à en faire part aux organisateurs (workshop@etudiants.ch)
Paris cache-toi, Salzbourg me voilà !
découverte d'une ville qui fera l'unanimité

l'aide au développement en Afrique de l'Est
Un moyen intéressant de s'immerger dans une autre culture

Tromso
L'Université la plus septentrionale du monde

A deux heures d'avion depuis Oslo, Tromso est le point de départ de la traversée de la Laponie, pays des rennes, de la morue et du père Noël. Située à une latitude de près de 70 degrés Nord, à la même altitude que l'Alaska et la Sibérie, entre le paysage d'îles, de fjords et les sommets montagneux, il y a Tromso (prononcer Tromseu). Capitale d'une région plutôt isolée, la Norvège du nord, cette ville a tout de même une population de 65 000 habitants, la plus grande du monde au nord du cercle arctique. Ilot de civilisation dans une région réputée hostile, la ville était déjà, au début du 20ème siècle, le point de départ des expéditions de découverte des régions arctiques et antarctiques, ce qui lui valut le surnom de «porte d'entrée de l'arctique». Son environnement et son climat insulaires extraordinaires offrent aux habitants de cette région de nombreuses possibilités d'activités. En été, on peut faire des safaris pour aller observer les baleines, des parties de pêche et de chasse comme celles auxquelles se livraient les pionniers du nord. En hiver et au printemps, les habitants peuvent faire du ski sur les pistes toutes proches ainsi que de la motoneige, de l'escalade ou, plus exotique, des balades en traîneaux tirés par des chiens ou des rennes.
Les mouettes sont les habitants les plus bruyants de Tromso, la ville étant plutôt calme la journée. En revanche, en été, le soleil de minuit permet aux Norvégiens de faire la fête jusqu'au petit matin. La vie de Tromso se déroule autour du port bordé de petits restaurants recevant la visite, chaque jour, du Hurtigruten (bateau Express Côtier de Norvège).
Au centre-ville, se trouve la principale rue piétonne, la Storgata, sur laquelle se dressent les grands magasins, H&M en tête. Mais le Tromso le plus authentique se trouve sur la place où chaque samedi un petit marché s'anime. La brasserie Mack est aussi une fierté de la ville depuis 1928 et un haut lieu de discussions et de rencontres. Toute la ville se retrouve chez Mack! L'impression qui ressort de Tromso est celle d'un village de pêcheurs fait de petites maisons, d'un port, avec l'odeur du poisson. Mais Tromso est avant tout moderne et cosmopolite.

L'université est là pour en témoigner. Parmi les formations qui sont proposées, il y a notamment le centre de recherche Saami (ou Lapons), et les études en environnement et développement. Mais cette université offre toutes les formations possibles, en « humanités », en droit, en science (dont le très obscur département de «computer science»), en sciences sociales (quasiment pas une ne manque à l'appel), sans oublier une certaine curiosité, la faculté dite des «fishery studies», littéralement études de la pêche. L'université propose donc une multiplicité d'études diverses et variées, et pour certaines uniques en leur genre dont les terrains d'applications ne sont pas très loin. L'université se situe assez loin du centre-ville mais plusieurs bus permettent d'y accéder dont le 20 et le 24 qui t'amènent à l'intérieur du campus. Fort de 10 000 étudiants, celui-ci est simplement énorme. Cette impression est accentuée par le nombre et la concentration de bâtiments: les centres, les six facultés, les départements, les instituts, les bâtiments administratifs, les services aux étudiants, le centre sportif ainsi que le jardin botanique. Tout le nécessaire pour la vie d'étudiant est donc réuni dans cet espace. Néanmoins, les étudiants n'habitent pas sur le campus. L'association des étudiants, Sito, leur propose des logements pour des sommes plus raisonnables que ce que l'on peut trouver par soi-même. En effet, la Norvège est un pays où le logement et la nourriture sont chers, tout comme les études. L'étudiant doit ainsi déverser 42 500 NOK par semestre, à savoir 8'500 CHF. Mais l'université offre quantité de services abordables tels une garderie, différents cafés et petits magasins, ainsi qu'un centre sportif qui propose des équipements pour l'escalade, ou encore le ski.
Les étudiants étrangers trouvent la ville de Tromso certes chère mais plutôt calme, car elle offre un cadre de vie authentique que l'on ne peut trouver nulle part ailleurs. Les étudiants s'y sentent chez eux malgré l'isolement apparent et la rudesse du climat, parce qu'ils représentent l'âme de la ville et ils y sont traités et accueillis comme tels. De plus, l'ennui n'existe pas à Tromso. Le calendrier est marqué par des rendez-vous importants et jouissifs: festival de la bière, TIFF (festival international de Tromso), championnat national de courses de traîneaux de rennes et le Midnight Sun Marathon qui célèbre l'avènement de l'été. De plus, les occasions pour faire la fête ne manquent pas: festival Latino en mars, festival de techno en octobre, et j'en passe. Il y en a pour tous les goûts et tous les âges.
C'est dit, j'y retourne l'année prochaine et j'y reste.
L'Italie toute proche !
En fin de master, j'ai pris la décision de partir en échange Erasmus. Ma destination? L'Italie. Plus précisément: Milan, dans la province lombarde. J'y suis actuellement étudiante à la Faculté de Droit de l'Università Cattolica del Sacro Cuore di Milano.
L'université «Cattolica del Sacre Cuore di Milano»
Au pays des montagnes noires
Habitant d'une région riche en patrimoine naturel et culturel, le chaleureux Vlatko M., étudiant en Études Marines à l'université du Monténégro nous raconte sa vie estudiantine dans le plus nouvel État du monde.

J'ai rencontré Vlatko par pur hasard, en me promenant dans les rues de Herceg Novi, belle petite ville qui se situe à l'embouchure du plus grand fjord d'Europe australe, la bouche de Kotor. En train d'admirer une belle église orthodoxe couronnée de palmiers, j'ai entendu un jeune homme parler en français avec son téléphone portable. Interpellé, j'ai attendu qu'il finisse, puis je lui ai adressé la parole. Un homme simple, avec un franc sourire, s'exprimant parfaitement dans la langue de Molière. Une conversation s'engage, nous allons siroter une boisson fraîche sur une terrasse du coin, avec une vue splendide. Vlatko a vécu une partie de son enfance à Genève, ce qui explique son bon français. Il est étudiant en Études Marines à l'Université du Monténégro, spécialisé en Ingénierie Marine. Voilà son petit témoignage.
«Zdravo! Je me nomme Vlatko M., je suis en dernière année de l'équivalent du Bachelor en Ingénierie Marine à Kotor, cité vieille de deux mille ans, patrimoine mondial de l'UNESCO. Je suis Monténégrin mais j'ai vécu une bonne partie de ma vie à Genève, ainsi qu'à Belgrade. Le Monténégro est nation millénaire, mais nous sommes indépendants depuis juin 2006.
Petit pays, mais beaucoup à y voir ! Le territoire du Monténégro, ou Crna Gora en serbo-croate (ce qui signifie littéralement «montagne noire»), est trois fois plus petit que celui de la Suisse, et pourtant il est une concentration impressionnante d'attractions et de beauté. Des montagnes ornées de pics accidentés touchent un ciel pur, entrecoupées par des canyons vertigineux couverts de forêts de pins ; une mer Adriatique de couleur émeraude avec ses parfaites villes méditerranéennes ; le plus grand et beau fjord d'Europe australe, la baie de Kotor, entourée de majestueuses montagnes de calcaire ; un cocktail culturel passionnant, Monténégrins, Serbes, Albanais et Croates, le tout dans une atmosphère méditerranéenne relaxante ; les églises orthodoxes et catholiques aux côtés de la mosquée ; de magnifiques villes fortifiées de style vénitien tel que Budva, Kotor ou Herceg Novi ou des petits bourgs enchanteurs comme la capitale historique Cetinje et la vieille ville de Bar ; le parc national de Durmitor où il est bon de chausser ses skis en hiver et le lac de Skadar, le plus grand des Balkans, sanctuaire d'une faune diverse et riche ; le monastère orthodoxe de Ostrog encastré dans la roche et surplombant une immense vallée. En bref, il n'y a rien de mieux qu'un mélange de soleil, playa, montagnes et culture.

À la fac de Kotor : J'ai la chance d'étudier dans une faculté située à Kotor, la plus belle cité du Monténégro, nichée au pied d'imposantes falaises. La plupart des départements de l'Université du Monténégro se trouvent à Podgorica, la capitale peu attrayante. Je vis dans une résidence pour étudiants. Les cours commençant généralement vers 10h00. Je vais souvent nager dans l'eau délicieuse du matin, cela me permet de rester frais toute la journée (sauf si la soirée précédente était pleine de Nik?i?ko et de rakija !). Le rythme des études est assez soutenu dans mon domaine, mais le cadre permet une inspiration et une concentration maximum. Le seul vrai problème vient du fait qu'il manque du personnel académique. Il arrive souvent que des cours soient annulés et ceci concerne presque toutes les facultés au Monténégro... Bien que cela ne semble pas très sérieux, la vie estudiantine est bien organisée avec des tonnes d'activités extra et intrascolaires. Les occupations sportives sont bien présentes et nous avons la meilleure équipe de foot de toute la côte. Je fais souvent de la plongée, la mer Adriatique regorge de richesses sous-marines.
Le coût de vie est très bas. Une chambre coûte en moyenne 20 euros par mois et on dépense au max 5 euros par jour de repas. En tant que touriste, tout devient plus cher, alors fais attention à tes sous. Mais cela reste bien plus raisonnable que la plupart des destinations du sud de l'Europe méditerranéenne.
La vie monténégrine: En été, la côte est envahie par des milliers de touristes. Les températures avoisinent souvent les 35 degrés celsius. Mes amis et moi allons souvent faire de la pêche sur un petit bateau et nous nous baignons dans l'eau chaude. Enfin nous allons boire une Nik?i?ko, la bière nationale, ou du loza (liqueur de pulpe de raisin) en se rassasiant d'olives, concombres et câpres marinés dans l'huile d'olive. La cuisine monténégrine diffère selon la région : influences italiennes sur la côte et influences turco-serbes partout ailleurs. Vous ne pouvez pas passer à côté d'un bon poisson frais ou d'un ?evap?i?i (boulettes de viande grillées), de toutes façons, la gastronomie ne vous décevra pas !
Le soir, la plupart des jeunes se retrouvent en vieille ville dans des bars ou sur les plazzas, parfois rythmés par des musiciens tziganes qui jouent en marchant dans les rues (on se croirait dans les films de Kusturica !). Beaucoup d'étudiants vont s'amuser à Budva, où la vie nocturne est plus mouvementée. La capitale Podgorica, malgré son aspect peu séduisant, commence à attirer les foules de fêtards en misant sur des boîtes de nuit sophistiquées.
Quand les flots incessants de touristes envahissent la belle Kotor (plutôt en juin-juillet-août), je m'échappe parfois sur les hauteurs et je m'éternise à observer la vue qui s'offre à moi.
Malgré ce beau tableau, le pays fait face à de multiples difficultés, comme un taux de chômage élevé dû à une économie pauvre en services. Il y a peu de ressources naturelles. Le tourisme et la mer sont nos deux meilleures issues de secours, pour l'instant... Beaucoup de gens rêvent déjà d'un avenir sous la bannière de l'Union Européenne, mais il faudra attendre de nombreuses années avant d'atteindre cet objectif tant convoité. Beaucoup sont encore nostalgiques de l'époque de la Yougoslavie socialiste de Tito, et également de l'union avec la Serbie, néanmoins la réalité est toute autre maintenant. Pourtant les Monténégrins sont des gens fiers et ne baissent pas les bras.
J'invite quiconque à venir visiter ce magnifique pays qui regorge de mystères et de beautés. Même s'il est petit, je n'ai jamais fini de le découvrir et il m'émerveillera toujours. Grâce à une société de plus en plus mondialisé. Nous espérons voir venir toujours plus d'étudiants de l'étranger. Les études, ici, sont un vrai plaisir, malgré certaines lacunes académiques et institutionnelles. Pour ma part, cela me motive de repousser mes limites ! Si vous voulez faire un tour pour profiter des belles plages, puis des montagnes pour rider seul avec les ours, tout ça dans un cadre serein et splendide, ce pays est fait pour vous!
Un mois, une langue
Réussir son séjour linguistique personnalisé
Organisé, travailleur ou engagé... il y a autant de formes de séjours à l'étranger qu'il y a de sortes de spaghettis. Incontournables activités extra universitaires, boostant l'employabilité, les vacances linguistiques se cuisinent à plusieurs sauces. Petit guide des saveurs.
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