Voilà 285 jours que je m'éclate à Dundee ! Et que me reste-t-il ? Une semaine. Une petite semaine, qui va plus servir à se rappeler de bons souvenirs qu'à s'en créer de nouveaux, puisqu'il faudra songer à ranger les affaires et nettoyer l'appartement... Une petite virée au Nord, sur des îles à caractère magique, m'a permis de profiter une dernière fois des paysages admirables de l'Ecosse.

J'ai aussi eu droit à mes plantations de pierres mystiques.

Aujourd'hui, le panorama auquel j'ai eu droit fut la page internet illustrant mes résultats d'examens, et mes moyennes finales.
Je dois dire que même arrivant à la fin de mon périple, il reste quelques inconnues à l'équation Erasmus, puisque je n'ai aucune idée de la manière dont les équivalences de notes vont s'effectuer. C'est bizarre parce qu'après une telle aventure, cela paraît si dérisoire, alors que le but même de ce voyage reste d'étudier à l'étranger. C'est réussi ? Bon, ok, passons à autre chose.
Ecrire Erasmus
Ecrire la stricte expérience académique hors frontières n'est pas si facile. On peut avoir l'impression que ça coule de source, mais en fait, ce qu'il nous en reste, ce sont plutôt un peu de matière inculquée, quelques vagues souvenirs de cours, de professeurs atypiques et de démarches administratives, un appartement, des colocataires et voisins singuliers et des tonnes de plaisir ! Là où je veux en venir, c'est qu'Erasmus, ce n'est que du bonheur ! Au final, c'est un tout dont on se souvient, pas d'une simple année d'étude. Erasmus demeure un voyage plein de rencontres, de nouvelles activités, de découvertes, d'échanges culturels et de prise de conscience.
Erasmus, et tout autre type d'échanges ou accords avec l'extérieur, apporte plus à la personnalité qu'aux connaissances appliquées. C'est une virée vers soi-même, peu importe la destination géographique. J'ai choisi Dundee pour la praticité offerte par l'accord et parce que je maîtrisais déjà un peu l'anglais. Je ne sais pas ce qu'aurait été mon expérience ailleurs, et je m'en fiche pas mal, mais je suis certain que la satisfaction aurait été la même.
Réalité, le retour !
Je l'appréhende quand même, le chemin inverse. Ce n'est pas comme si on rentrait de vacances. Là, on a pas la même valise qu'à l'aller. Dedans, il y a quand même toute une année. Essaie de faire rentrer une année dans une valise, tu verras, c'est pas facile. Déjà, on n'a pas trop envie de l'enfermer dans un bagage, ensuite, on ne sait pas trop ce qui se passera quand on l'ouvrira à la maison. La valise a changé, et sûrement que moi aussi.
Pour éviter le choc, le retour va se faire en douceur. Avec quelques rescapés du raid dundonien, on a décidé de faire un bout de chemin ensemble, en direction de nos pays respectifs. Dans la poche, un billet Interrail. Dans la tête, plein de souvenirs communs. On aura le temps d'y repenser ensemble, autours d'un éventail de bières dessinant notre itinéraire ! En septembre, mon expédition avait aussi commencé en train à travers l'Europe. La boucle sera bouclée d'une superbe manière !













